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Avec ce tome IV s'achève la publication du Journal de Michelet. Ce sont ici les dernières années d'une vie, de 1868 à la fin de 1873 (Michelet meurt le 9 février 1874), qui nous sont présentées. Alors que le Second Empire approche de sa fin, Michelet peut estimer avoir réalisé quelques-unes de ses ambitions majeures. En 1868-1869 il se trouve tout à la fois publier une nouvelle édition de l'Histoire de la Révolution Française et composer la célèbre préface de l'Histoire de France. D'autre part 1869, c'est l'année d'élections qu'il juge décisives et riches de promesses. D'où, pour lui, une période d'intense excitation intellectuelle. Le Journal permet de préciser son action. L'homme qui restait à l'écart intervient avec fougue et autorité dans la vie publique. Il manifeste son soutien à un jeune candidat républicain, Jules Ferry ; il publie de nombreuses lettres dans la presse. Il proclame sa foi dans les idées démocratiques, il se réjouit de sentir le bouillonnement de la jeunesse, de voir une nouvelle génération s'opposer à l'Empire. Il se figure aussi que de telles élections rendent impossible une guerre européenne. Ces premières années du Journal, 1868-1870, nous font voir un Michelet heureux, ardent et optimiste, confiant en un avenir très proche... On sait qu'une fois de plus la réalité ne répondit pas aux attentes du rêve. Les épreuves nationales : guerre, Commune, les souffrances individuelles vont se succéder. Le lecteur du Journal pourra suivre les pérégrinations de l'écrivain en Suisse, en Italie, et ses efforts désespérés. Car Michelet n'abandonne pas la partie, il écrit La France devant l'Europe, entreprend et terminera les trois volumes de son Histoire du XIXᵉ siècle. Mais aussi il est frappé : physiquement d'abord par des attaques qui le diminuent, moralement ensuite comme le montreront les préfaces qu'il compose pour l'Histoire du XIXᵉ siècle. Ainsi s'achèverait dans la désolation une vie que Michelet, en 1869, jugeait comblée. Mais il conserve ses viriles vertus, la force d'une volonté passionnée. Proche de l'imminente mort, il songe à de nouvelles enquêtes, projette encore. Cependant l'inexorable vieillissement accentue sa prise. Elles sont émouvantes dans leur brièveté et malgré leur sécheresse, les dernières pages du Journal. Un grand coeur, à qui fut accordé le don du Verbe, le grand inventeur de rythmes, de formules impérieuses, d'un art nouveau de la prose française, s'obstine à résumer chichement les jours qui passent, à dater quelques notes ; il inscrit un rappel, un fait menu ... la vie manque et va finir.