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Ce septième volume de la Correspondance de Michel de Ghelderode couvre la période 1950-1953. Deuxième, et principale, des trois phases de la " ghelderodite " parisienne, elle " éclata " en juillet au Concours des Jeunes Compagnies, quand Fastes d'Enfer et Mademoiselle Jaïre y remportèrent respectivement le Grand Prix et la troisième place. Elle atteignit son premier point culminant en octobre, lors du houleux scandale provoqué au Théâtre Marigny par la reprise de la pièce couronnée. Les lettres de cette période permettent de cerner la portée exacte de cette " ghelderodite aiguë " : six pièces différentes représentées à Paris en 1947-1949, douze en 1950-1953. On y mesure également son importance pour l'histoire du théâtre puisqu'elle joue un rôle de transition en préparant le public au " nouveau théâtre " d'Ionesco et de Beckett. Ces lettres permettent également de suivre au jour le jour l'état d'esprit dans lequel le dramaturge a vécu sa " brusque ascension ". S'il déplore que son asthme ne lui permette pas d'aller goûter sa " revanche " à Paris, il espère que la Belgique, réparant le mal qu'elle lui a fait à l'époque de la répression, lui apportera enfin la " sécurité morale et matérielle " dont il a besoin pour achever son œuvre. Le ministre de l'Education nationale lui refuse toutefois le poste de conservateur du musée Wiertz et l'Académie lui préfère le poète Edmond Vandercammen. Ghelderode ne retombe cependant pas dans ses récriminations paranoïdes de l'époque couverte par le volume VI. Après avoir réussi à reprendre la plume - pour la première fois depuis 1943 - et à rédiger Marie la Misérable, il est tout heureux lorsqu'à la fin de 1953, le jeune Théâtre de Poche de Bruxelles monte sa pièce Pantagleize qui inaugure ainsi une espèce de " ghelderodite " bruxelloise. Des Notes particulièrement abondantes, rassemblées pour la première fois dans un volume à part entière, complètent l'information fournie par les lettres sur la réception parisienne du théâtre ghelderodien. Un volumineux Répertoire des correspondants ouvre de nombreuses pistes de recherche sur la Belgique littéraire et artistique ainsi que sur la France théâtrale d'après la Libération.