De 1419 à 1467, l'Etat bourguignon connut une expansion sans
précédent, en partie servie par la politique diplomatique du duc
de Bourgogne. Acteur central du mémorable congrès d'Arras de
1435, Philippe le Bon se posa en arbitre de l'Europe, grâce à ses
alliances successives avec l'Angleterre et la France, mais aussi aux
liens tissés dans toute la chrétienté.
L'enjeu de cette recherche, grâce à l'étude des moyens conceptuels,
humains et matériels mobilisés par la diplomatie bourguignonne,
est de resituer la place de la diplomatie dans la politique globale de
Philippe le Bon.
L'étude des quelque 1412 ambassades et 621 ambassadeurs
dépêchés par le duc durant son règne, la mise à jour de tactiques
de négociation, de stratégies d'expertise, ainsi que la puissance
financière mobilisée permettent d'éclairer un modèle de diplomatie
ambitieuse, à l'heure où l'ambassadeur n'était encore qu'un
« artisan de paix », où les ambassades permanentes n'existaient
guère et où les concepts et le droit des gens étaient encore en pleine
fixation.
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