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C’est une route nue qui traverse un paysage aride, une lente traversée qui se fait en silence, lui Œdipe l’aveugle, elle Antigone le bâton. Dans la tragédie de Sophocle, Antigone guide Œdipe jusqu’à Colone, où il mourra. Ici, pas de destination, la route est un lieu « sans nom », qui ne relie plus les villes mais un père et sa fille, dans une géographie disparue. Antigone est d’abord un corps qui est un point d’appui pour l’aveugle face au désert, un corps qui prend le vent à sa place, dans un assèchement du paysage, un recul de la mer évaporée qui figure l’assèchement de la parole et du regard de l’homme. À défaut de parole il n’y a qu’un cri, celui du vent, sous le soleil qui s’abat sur la route, sur les corps, jusqu’au bout « du monde aveugle ». La lumière est si sèche que les deux silhouettes hésitent, ne savent plus si elles sont lumière ou ombre, si elles éclairent un avenir possible ou si les images du passé s’allument devant elles. Avons-nous déjà disparu ? Sommes-nous encore dans le présent ? La route « prend tout », elle éparpille et efface les noms. Elle opère une réduction des pas, des gestes, des ombres, jusqu’au temps qui sèche sur place. Un amenuisement dans la marche commune de ces deux êtres incapables de se voir, ni Œdipe dépourvu de regard, ni Antigone dans « les yeux vides du père ». Une marche vers « la mer absente » pour retrouver la parole, comme une lumière à la place des yeux. La parole qui réinvente les images, par une voix fragile au milieu du silence qui peut l’éteindre à tout instant. Antigone sur la route est un texte qui se confronte à l’absence humaine, ou au sens de sa présence dans un monde absent. Un livre qui pousse sa forme solaire jusqu’à « la fin du royaume », tout au bord des terres. Il reste à sauver de la disparition le mystère d’une enfance enfouie. Les souvenirs d’une enfance aveugle à renouer entre ces deux êtres, rescapés indissociables, qui sont à la fois père et fille, frère et sœur, dernier lien humain dans un monde désertique où ne passe plus que le vent.