Le champ de production architecturale qui s'est formé au
cours de la deuxième moitié du XIXe siècle en France et au-delà a
été caractérisé, entre autres choses, aussi bien par des luttes de
reconnaissance du métier que par le contrôle des effets que
devaient produire les interdépendances avec d'autres champs
sociaux : le champ politique, le champ scientifique ou
universitaire, le champ technique, le champ esthétique, etc.
La création de La Société Centrale des Architectes Français en
1940 constitue, sans aucun doute, un des actes décisifs de ses
fondateurs en vue non seulement de promouvoir l'architecture
française d'alors, mais également de le doter d'une véritable
dimension à la fois sociale, culturelle et humaine pourrait-on dire.
Un acte qui devait s'objectiver au travers des expositions, des
conférences, des colloques, etc., avec pour support, - entre autres -
: leur «Journal». C'est dans ce contexte qu'il est souhaitable de
re-situer les Conférences que contient ce petit ouvrage qui entend,
modestement en tout cas, contribuer à la compréhension des
logiques qui sont au principe des relations que l'architecture, en
tant que pratique fondamentalement sociale, entretient avec
d'autres pratiques.
Pour les auteurs de ces Conférences dont nous restituons les
contenus ici, nul doute que la conception qu'ils se faisaient de
l'architecture reposait sur un aveu implicite : elle est déterminée
autant qu'elle est déterminante dans une formation sociale
spécifique. La dimension ethnographique voire anthropologique
permet d'explorer cet implicite.
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