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R. M. – Il y a une distance infinie entre la phrase qu’on peut m’attribuer, «Je m’exile», et celle qui s’impose indéfiniment à tant d’autres dans la contrainte ou le choix inéluctable: «Je suis exilé.» Exilé, sans retour possible, dans le bannissement et la dépropriation. Une distance infinie sépare ces deux exils et une infinie proximité les rapproche. Ils ne se séparent qu’en se rencontrant. Celui qui trouve asile dans une langue étrangère retrouve l’exil qui est propre à la langue maternelle dans l’exil de sa langue. Il parle la langue de l’exil dans une autre langue et la langue maternelle devient la langue étrangement intime, celle de l’asile intérieur, celle de la nostalgie d’un futur antérieur. C. T. – Son silence indéchiffrable, sa brusque disparition, ses mots énigmatiques offerts comme effacement d’autres hiéroglyphes à décrypter avaient permis que, sous la forme primaire de l’empathie, soit entendue une autre voix, une langue autre. Cette autre langue, doublement maternelle (celle sans aucun doute de ceux qui l’avaient conçu mais celle aussi des parents qui l’avaient élevé) avait dû, afin de donner vie au récit, être parlée par l’analyste qu’il avait choisie pour l’oxymore de son nom qui disait la pierre et la destruction, le chant et la trahison. En se forgeant, quant à ses origines, une certitude — par essence incertaine — qui lui avait en retour imposé les symptômes de son itérative compulsion, en donnant au fantasme un droit de cité dans le réel de son histoire sans histoire, il avait parcouru tout le chemin qui mène de l’oubli du souvenir au souvenir de l’oubli.