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Julien Bernard (bassiste et chanteur-compositeur en anglais du groupe 7 Weeks), David M. Thomas (écrivain gallois né en Angleterre qui vit et écrit à Limoges), Dan Wood (professeur d'anglais et traducteur).
LE LIVRE (Extrait de la préface de Christian Viguié] :
Plusieurs choses sautent aux yeux lorsque l’on ouvre le recueil de Laurent Doucet Au sud de l’Occident. D’abord, le calme, la profondeur et la solennité du calme lié aux paysages marocains. Ensuite, l’absence d’images grandiloquentes, outrancières. Il suffit de lire quelques mots pour s’apercevoir immédiatement que cet ouvrage échappe aux obstacles coutumiers qui abondent dans les carnets de voyage et dans les récits poétiques. Nul éblouissement ingénu, nul parasitage culturel ne viennent troubler ou falsifier la parole. Si nous parodions Philippe Jaccottet, l’effacement est une façon de resplendir. Cependant, cet effacement ne correspond pas à une manière de se taire mais d’être tu. Quelque chose parle en dehors de nous et bien plus fort que nous. Encore faut-il nous accorder avec ce que nous écoutons. Avec Laurent Doucet, on comprend rapidement que ce sont les pays qui voyagent en même temps que les femmes et les hommes. Une complémentarité s’opère d’entrée. Souvent, les êtres humains semblent répéter ce qu’ils savent et offrent des règles à un monde qu’ils ne rencontrent plus. L’habitude nous demande de sauver les apparences, de renouveler une impersonnalité singulière et collective qui tient lieu de raison. L’auteur se méfie d’une raison qui nous préviendrait de tout et surtout de nous-mêmes. Dès lors, la question se situe ailleurs. « Écouter » se transforme en « voir ». Cette possibilité et cette expérience perceptives ne débouchent pas sur un univers exotique, une étrangeté par avance périmée mais sur la réalité d’un monde ouvert. « La poésie ne peint pas un paysage », nous avertit l’auteur. Par un jeu d’alchimie, on pourrait affirmer que c’est le paysage qui donne la forme aux mots. Le monde rêve autant que nous rêvons. [...]
[Extrait de la conversation entre Thierry Renard et Laurent Doucet] :
T.-R. – Pourquoi ce titre, Au sud de l'Occident, et pourquoi avoir choisi de proposer aux lecteurs une édition franco-anglaise, entièrement bilingue ? D’ailleurs, pour vous, la poésie est-elle naturellement traduisible, comme les autres genres littéraires, le roman ou la nouvelle notamment ?
L.-D. – Au sud de l'Occident (avec ce dernier mot mis en valeur), m'est venu de la découverte de la signification du mot Maghreb en arabe, qui se traduit dans notre langue par « Occident » ! J'avais pris quelques cours d'arabe pour me rapprocher de certains de mes élèves d'une banlieue ghetto de Limoges qui résistaient, non sans circonstances compréhensibles, à l'apprentissage du français. La belle ambivalence du mot, jusque-là surtout associé à l'Afrique du Nord et donc au Sud, très souvent regardé comme pauvre et inquiétant voire exotique pour les Occide