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« Le 27, j’ai vu la première patrouille russe pénétrer dans la ville, suivie de soldats en rang serré. Un seul sentiment m’a envahi. Entièrement, égoïstement, impérieusement. Je ne suis pas mort. Je suis parmi ceux qui ont survécu et qui pourront témoigner. » C’est en ces termes que Jacques Greif décrit l’arrivée des premiers soldats de l’Armée rouge le 27 janvier 1945 à Auschwitz, date de la «libération» du complexe concentrationnaire où furent assassinés plus d’un million d’hommes, de femmes et d’enfants, très majoritairement juifs. Que trouvent, et comprennent, alors les Soviétiques? Comment les nazis tentèrent-ils de faire disparaître les traces de leur crime ? Quelles furent les souffrances encore endurées par les déportés ? Comment les acteurs locaux, Polonais en tête, réagirent-ils ? Autant de questions trop peu abordées sur ces jours terribles de janvier 1945 que traite Alexandre Bande, offrant ainsi une synthèse neuve et nécessaire en cette année de commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale.