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« Char a dit quelques-unes de nos émotions les plus profondes des années de guerre. Le refus d'abord, dès l'été 1940, de “vivre avec de tels hommes”. Au-dessus de cette espèce de fonctionnaire à demi-naturalisé, l'occupant, Char voit toujours l'inquiétant décérébré à peau d'homme. La phonétique a commandé le pli des narines et des lèvres. “Purin d'un feu plat tendu par l'ennemi”, crie le poète au “contentieux des massacreurs”. (ll faut avoir vu quelque ouvrier lisant la lettre par laquelle un vague homme de loi lui dit “qu'on remet votre affaire aux mains de notre contentieux”. On ne saura jamais ce qu'est ce contentieux, homme ou bureau, juge, avocat, greffier ? Araignée invisible dans les recoins jamais balayés des maisons de justice. Le rez-de-chaussée français de la gestapo, ce contingent de mouchards, moitié souteneurs, moitié miliciens, ces sadiques de la lettre anonyme, pour le poète, c'est le contentieux des massacreurs.) »
Paru pour la première fois en 1946, ce livre est né de la rencontre entre un poète et son lecteur. Georges Mounin (1910-1993) n'est pas encore le linguiste et spécialiste de la traduction qu'il deviendra ; René Char (1907-1988) reçoit de lui la première introduction d'une œuvre qui est loin encore du Panthéon poétique qu'elle rejoindra. En novembre 1944, Char écrit à son lecteur : « Chacune de vos explications sonne une étoile et tout le ciel carillonne. Je me rends complètement à vos raisons. » Dans cette réédition qui rassemble tous les textes que lui a consacrés Mounin, ce livre témoigne d'un demi-siècle de « compagnie quotidienne » avec la poésie de Char.