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Dans sa vie et par son écriture, Hart Crane tente l’alchimie de la douleur baudelairienne et l’alchimie du verbe rimbaldien. QUOI ? LE CONTENU. White Buildings, qui paraît en 1926, est le premier recueil de Hart Crane (1899 – 1932). Les plus anciens de ces poèmes portent l’empreinte de lectures qui étaient aussi celles de ses aînés, T. S. Eliot et Ezra Pound. Mais les derniers poèmes du recueil veulent exprimer la modernité de l’Amérique d’après-guerre, et ce mouvement entraîne Hart Crane de l’imagisme pur de ses débuts à un imagisme tout imprégné de symbolisme français, puis vers un lyrisme personnel tumultueux. Hart Crane a vécu sa poésie comme un engagement véritable, malgré les désordres d’une vie hantée par la tentation de l’autodestruction : il se suicidera à trente-deux ans. Que signifie « se croire Rimbaud », au-delà du sarcasme ? Pour Hart Crane, c’est une foi, une adhésion immédiate et totale à ce que révèle Rimbaud. Hart Crane va tenter cette alchimie de la douleur baudelairienne et cette alchimie du verbe rimbaldienne dans sa vie et par son écriture. C’est la vie de celui qui se dépense sans compter, dit Hart Crane dans le poème Legend, au seuil de ce recueil : « who / Spends out himself again ». L’édition bilingue anglais-français, comporte 11 photographies, dont 5 Alfred Stieglitz et 6 de Walker Evans. Le texte d’introduction est de Chantal Bizzini. QUI ? L’ AUTEUR. Harold Hart Crane naît à Garrettsville, dans l’Ohio, le 21 juillet 1899. Poète précoce, il arrive à New York en 1916 avec l’intention de devenir poète, et il s’y fait connaître. Mais sa sensibilité romantique dans une époque moderniste et son éloignement de tout engagement politique déconcertent ses contemporains. Le critique Harold Bloom qualifie le projet de Crane de whitmanien : il s’agit de faire fusionner le mythe de l’Amérique avec un homoérotisme (au sens anglo-saxon) accompli. Certains poèmes de Hart Crane, denses, semblent résister à l’élucidation ; on pense à Gerard Manley Hopkins, mais aussi à T. S. Eliot ou même, dans leur hermétisme splendide, à Stéphane Mallarmé. Il se trouve un écho de transcendance dans l’oeuvre poétique de Hart Crane : élans vers l’extase et angoisses érotiques traversent, coulées de métaphores en fusion, les poèmes de White Buildings, The Marriage of Faustus and Helen et Voyages. Le 27 avril 1932, à midi, Hart Crane, revenant de Mexico, se jette du pont du navire Orizaba qui le ramenait à New York, physiquement et moralement miné par l’alcool et le désespoir.