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«Cette fois, c'est autour d'un bestiaire que le poste d'observation des regards s'est constitué – en miroir, donc. Mais bien qu'il débute par un lion et qu'il ordonne ensuite classiquement les animaux en fonction de leur degré de sauvagerie et de leur taille, il s'inscrit davantage dans une vision profane du genre que dans sa visée chrétienne. Pas de vertu particulière à mettre en scène, pas de dindon de la farce, pas de fable à raconter ; juste la tentative, à chaque fois, de mieux cerner l'animal que donc je suis, pour reprendre la dernière grande formule de Jacques Derrida. Par différence avec lui, ou plutôt par différence avec chacun d'entre eux , à l'infini de la Création. Sébastien Smirou s'inflitre, donne à voir des images denses, irréductibles, éclatantes. Il s'agit avec elles d'absorber et de concentrer le regard sur un plan défini plutôt que de le laisser se diluer dans une profondeur in(dé)terminable. Comme si au lieu de revenir à lui-même en boomerang après avoir atteint sa cible, ce regard venait s'écraser au retour, à mi-distance, contre un miroir sans tain apparu par miracle. Toute la matière dont il s'était chargé viendrait alors s'étaler par diffraction sur l'ensemble de la surface, dans une lumière inédite, et dans l'oubli de sa destination première. C'est ce tableau rêvé que cherche à produire chaque poème de Beau voir, avec les outils de l'écrivain.