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Ce récit d'une fort bourgeoise escapade fait d'abord songer à des phrases fredonnées au volant, la nuit, par un conducteur solitaire. Adolf Muschg paraît dédaigner d'y faire montre de son habituelle virtuosité verbale. Il donne la parole à un quadragénaire frileux, qui nous confie à mots feutrés le journal de voyage au bout duquel l'attend la jeune fille qu'il croit aimer. Elle sera fidèle à ce rendez-vous, manqué pourtant, mais manqué autrement que ne le craignait ce narrateur nullement en peine ni en reste dès qu'il s'agit de se moquer de soi et de souligner ce que sa situation et sa démarche ont de banal, voire de dérisoire. Cependant, on est loin d'une triviale mid-life crisis marmonnée mezza voce, sur fond de forêts et d'alpages. La vieille Renault R 16 - symboliquement menacée de panne - emporte dans sa carrosserie fatiguée un "promeneur solitaire" dont l'égotisme à la fois douillet et terriblement lucide nous rappelle élégamment que nous sommes au pays de Rousseau, mais aussi de Benjamin Constant. Et puis ce discours tout intérieur (au point de le rester même quand le narrateur rejoint la jeune fille) est en même temps ouvert aux quatre vents, comme une maison vacante qui hésite entre la ruine et l'espoir de revivre.