Le portrait de Cecil B. DeMille, un des fondateurs d’Hollywood et un des « piliers du temple » jusqu’à sa mort en 1959, et l’analyse de son œuvre (70 films), des films bibliques, mélodrames et comédies, aux westerns et films d’aventure.
« On ne connaît souvent de DeMille que les “péplums bibliques” comme Les Dix Commandements et Samson et Dalila. Or ce cinéaste est l’auteur d’une œuvre monumentale (70 titres), aussi variée que cohérente. La diversité des genres (films historiques, comédies satiriques, mélodrames contemporains, westerns et autres films d’aventure) et celle des styles,où le baroque alterne avec l’abstraction, n’a d’égal que le caractère obsessionnel des thèmes : l’homme sans cesse soumis à la tentation, notamment charnelle ; l’insistance sur l’absolu de la liberté individuelle, fondé sur la soumission à la loi divine ; la croyance au “christianisme musclé” et à la réincarnation ; une inspiration biblique qui, comme chez King Vidor et Terrence Malick, tend vers le panthéisme. J’ai essayé de composer de l’homme et de l’œuvre un portrait nuancé, qui n’élude pas les zones d’ombre (les clichés antisémites, la tentative de putsch sur la Guilde des réalisateurs), mais rend hommage à un cinéaste d’exception, légitimement admiré par ses pairs, de Michael Powell, Hitchcock et Mehboob Khan à Scorsese et Spielberg. »
J.-L. B.
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