Club utilise des cookies et des technologies similaires pour faire fonctionner correctement le site web et vous fournir une meilleure expérience de navigation.
Ci-dessous vous pouvez choisir quels cookies vous souhaitez modifier :
Club utilise des cookies et des technologies similaires pour faire fonctionner correctement le site web et vous fournir une meilleure expérience de navigation.
Nous utilisons des cookies dans le but suivant :
Assurer le bon fonctionnement du site web, améliorer la sécurité et prévenir la fraude
Avoir un aperçu de l'utilisation du site web, afin d'améliorer son contenu et ses fonctionnalités
Pouvoir vous montrer les publicités les plus pertinentes sur des plateformes externes
Club utilise des cookies et des technologies similaires pour faire fonctionner correctement le site web et vous fournir une meilleure expérience de navigation.
Ci-dessous vous pouvez choisir quels cookies vous souhaitez modifier :
Cookies techniques et fonctionnels
Ces cookies sont indispensables au bon fonctionnement du site internet et vous permettent par exemple de vous connecter. Vous ne pouvez pas désactiver ces cookies.
Cookies analytiques
Ces cookies collectent des informations anonymes sur l'utilisation de notre site web. De cette façon, nous pouvons mieux adapter le site web aux besoins des utilisateurs.
Cookies marketing
Ces cookies partagent votre comportement sur notre site web avec des parties externes, afin que vous puissiez voir des publicités plus pertinentes de Club sur des plateformes externes.
Une erreur est survenue, veuillez réessayer plus tard.
Il y a trop d’articles dans votre panier
Vous pouvez encoder maximum 250 articles dans votre panier en une fois. Supprimez certains articles de votre panier ou divisez votre commande en plusieurs commandes.
Prix Charles-Oulmont de la Fondation de France 2004
Description
"Longtemps, la langue française fut pour Mali un sujet de division intérieure, un objet de vénération plutôt que d'amour, une passion froide. Tout se passait pour elle comme si les mots confisquaient les choses au fur et à mesure qu'ils les nommaient, comme s'ils prenaient la réalité en otage, la dominaient, la frappaient d'abstraction. Les noms communs avaient, inexplicablement, valeur de noms propres, si bien que la lune ou la rose s'appelaient lune et rose au même titre qu'elle s'appelait Mali. Quand elle disait qamar ou ward, la lune et la rose, à peine nommées, connaissaient le sort d'un rêve défait par le réveil. Et lorsqu'elle écrivait l'arabe, c'était encore une lutte intraitable contre les fantômes de la version française. Un obstacle invisible contrait l'élan de sa main trop pressée de maîtriser et de conquérir. Le souvenir des lettres latines brisait le rythme et l'ouverture des lettres arabes qui, couchées ou debout, se heurtaient à des frontières qui n'étaient pas les leurs. Écrire l'arabe, c'était, pour Mali, faire un jardin avec de l'encre et du papier."