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SEPT QUESTIONS A GHASSAN ZAQTAN 1/ Une autobiographie en quelques mots. Ghassan Zaqtan, né à Beit Jala, banlieue de Bethléem. Il est passé de pays en pays avant de revenir à Ramallah en 1994. A été enseignant et journaliste au sein de l’Organisation de libération de la Palestine. A publié plus de dix ensembles de poésie et quatre récits. Il a été traduit dans de nombreuses langues. Lauréat du prix Griffin pour la poésie en 2013, et du prix Mahmoud Darwich en 2016. 2/ Comment répondre à une injonction brusque : « Définissez la poésie. » Je ne saurais pas définir la poésie, mais le besoin qui lui est associé, son caractère de nécessité sont si puissants que j’ai une réelle foi en son existence. 3/ Prose et poésie, la distinction a-t-elle un sens ? En une certaine zone, quand on parvient à intégrer cette tendance de la langue à aller vers la poésie, il existe un point d’intersection invisible, un point de contact et un point d’achèvement où la prose parvenant, la poésie devient plus que ce qu’elle est d’habitude. 4/ De la forme (et du formel) en temps de crise. L’espace et le temps font partie des éléments constitutifs du poème, l’espace avec ses multiples plans de mémoire, le temps dans ses différentes modalités. Ce tout ne peut être désassemblé. La structure du poème nous est suggérée par tout cela. 5/ Quel avenir pour la poésie ? La poésie traverse les époques, elle est partie prenante des transformations profondes qui ont amené l’humanité au point où on se trouve à présent. Elle provient de l’énergie vitale elle-même, cet éternel compagnon des hommes. Je ne crois pas qu’on puisse se retrouver dans une époque sans poésie, se priver de poésie ce serait se priver de l’homme lui-même. La poésie peut se calmer, se faire plus discrète parfois, mais elle finit toujours par trouver une issue. La poésie prend forme comme la mémoire, et à partir d’elle aussi, là où les choses ont lieu et continuent à avoir lieu. 6/ La part de la prosodie dans l’élaboration du poème. La métrique est une propriété parmi d’autres, elle appartient à la poésie, c’est un de ses outils, le rythme et la musique qui lui ont conféré le pouvoir d’affecter, une certaine capacité d’attraction. D’autres possibilités existent, plus profondes, des outils restent à inventer. 7/ La place de la traduction dans l’écriture poétique. En poésie, je crois que la traduction doit dépasser l’idée d’une transposition d’une langue à une autre, elle ne doit pas se contenter de transporter une unité de sens d’un endroit pour la projeter dans un endroit analogue. Tout mot a une mémoire ici, des ombres nombreuses. La traduction est une collaboration complète entre le traducteur disposant des outils du poète et du linguiste et le poète lui-même.