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"Un jour de février - un de ces jours cristallins de nos hivers du Sud sans neige où l'air est pur et vif et où les contours ressortent aussi distinctement qu'à travers le foyer d'une lentille adamantine -, Julien La Brierre lut attentivement sa brève épitaphe dans cette remarquable clarté, et eut bien du mal à détacher les yeux du nom de son épouse inscrit dans la pierre : Adèle, morte noyée. À peine six mois s'étaient écoulés depuis qu'elle reposait dans ce haut mur de tombes, cet étrange colombarium colonial où les morts dormaient en rangs serrés derrière des plaques de marbre carrées gravées de lettres noires ou couvertes de caractères en bronze. Et cependant, dans la rangée du haut, son lieu de repos avait déjà l'air bien ancien. Car, sous notre soleil du Sud, la flore des cimetières donne l'impression de se manifester spontanément, de jaillir d'un coup en une profusion luxuriante."