Contrôler et punir interroge l'Histoire sur certaines des plus graves
inquiétudes politiques actuelles : l'insuffisance, l'indignité, voire
la corruption, des dépositaires de l'autorité publique. Les onze contributions
abordent à l'époque de création de l'«État moderne» les questions essentielles
du statut des représentants du pouvoir, de leur choix, de leur responsabilité et
de leur éventuelle punition. Il est difficile de trouver des cas qui soient
suffisamment documentés, car souvent (déjà !) on préférait occulter les fautes
et la punition des agents indignes. Mais plusieurs exemples ont été trouvés et
sont traités complètement, depuis le lorrain Barisel jusqu'au financier breton
François Miron, en passant par les Aoustenc en Languedoc qui, même au
temps de Louis XIV, sont demeurés intouchables. L'illustration de couverture
évoque la punition de l'un des personnages du livre qui pensait que sa fonction
publique lui donnait davantage de droits qu'aux gens ordinaires. Son juge le
fit «déquarteler» pour haute trahison, justement parce que sa fonction
induisait tout au contraire des devoirs plus grands.
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