Le néolibéralisme ne fait pas mystère de sa déclaration de guerre aux
syndicats et du choix qui leur serait laissé : disparition ou soumission.
Cet ouvrage analyse les nouvelles conditions de l'action syndicale :
mise en concurrence généralisée, mondialisation, individualisation
des situations, «dialogue social» réduit à l'approbation de reculs
sociaux imposés. Mêlant état des lieux et propositions, les auteurs
invitent à dessiner un autre avenir du syndicalisme, où loin d'être
voué à l'effacement, il jouerait pleinement son rôle de fédérateur de
résistances et de ferment d'alternatives.
Parmi les pistes de renouveau suggérées, on trouve l'exigence
de faire davantage écho à la souffrance au travail et d'affirmer
une solidarité plus active et plus concrète avec les précaires et
les chômeurs. On y lit aussi la nécessité d'une articulation plus
systématique avec les mouvements altermondialistes et les formes
nouvelles de mobilisation et d'organisation qui sont apparues dans
la dernière décennie.
Cette réinstitution syndicale globale doit permettre aux salariés
comme aux privés d'emploi de reprendre la parole sur les lieux de
travail comme dans l'espace public et de développer des espaces
autonomes de culture et d'échange, gages d'une démocratie réelle.
Car le syndicalisme, pour être indépendant des partis politiques,
doit être tout à la fois citoyen et international, renouant ainsi avec
son objectif d'émancipation et d'auto-organisation sociale.
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