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On attribue souvent la découverte de la littérature allemande à Mme de Staël, au livre que lui inspira le voyage qu’elle fit à Francfort, Weimar et Berlin de l’automne 1803 au printemps de l’année suivante. Si l’on revient quelques décennies en arrière, on s’aperçoit que le théâtre de l’Allemagne était traduit, diffusé et représenté en France. La « muraille de préjugés antiques » dont Goethe a parlé à propos du traditionnel mépris français pour la culture allemande était manifestement plus poreuse qu’on ne croit. En Allemagne, le répertoire ne se réduisait pas aux œuvres de Lessing, Goethe et Schiller, et ce sont des auteurs moins exigeants qui remportèrent le plus grand succès dans l’édition et sur la scène. Le présent ouvrage cherche à rétablir ces réalités oubliées : il y eut avant la Révolution des échanges actifs, des contacts entre les auteurs, une influence de la critique française sur le projet de « littérature nationale » qui se formait en Allemagne ainsi qu’un début de rayonnement international des lettres allemandes par le biais des traductions françaises. Tandis que la France s’engageait dans la tourmente révolutionnaire, l’Allemagne, temporairement à l’abri de bouleversements comparables, abordait une période particulièrement propice sur le plan littéraire. La « découverte » que l’on doit à Mme de Staël s’apparente plutôt à une réactualisation. Avant la Révolution, le théâtre allemand avait suscité un intérêt réel, et la critique française, comparant les pièces importées d’outre-Rhin au répertoire national, porta un jugement qui annonçait celui de Mme de Staël : des « beautés plus hardies », mais « moins de goût ».