Club utilise des cookies et des technologies similaires pour faire fonctionner correctement le site web et vous fournir une meilleure expérience de navigation.
Ci-dessous vous pouvez choisir quels cookies vous souhaitez modifier :
Club utilise des cookies et des technologies similaires pour faire fonctionner correctement le site web et vous fournir une meilleure expérience de navigation.
Nous utilisons des cookies dans le but suivant :
Assurer le bon fonctionnement du site web, améliorer la sécurité et prévenir la fraude
Avoir un aperçu de l'utilisation du site web, afin d'améliorer son contenu et ses fonctionnalités
Pouvoir vous montrer les publicités les plus pertinentes sur des plateformes externes
Club utilise des cookies et des technologies similaires pour faire fonctionner correctement le site web et vous fournir une meilleure expérience de navigation.
Ci-dessous vous pouvez choisir quels cookies vous souhaitez modifier :
Cookies techniques et fonctionnels
Ces cookies sont indispensables au bon fonctionnement du site internet et vous permettent par exemple de vous connecter. Vous ne pouvez pas désactiver ces cookies.
Cookies analytiques
Ces cookies collectent des informations anonymes sur l'utilisation de notre site web. De cette façon, nous pouvons mieux adapter le site web aux besoins des utilisateurs.
Cookies marketing
Ces cookies partagent votre comportement sur notre site web avec des parties externes, afin que vous puissiez voir des publicités plus pertinentes de Club sur des plateformes externes.
Une erreur est survenue, veuillez réessayer plus tard.
Il y a trop d’articles dans votre panier
Vous pouvez encoder maximum 250 articles dans votre panier en une fois. Supprimez certains articles de votre panier ou divisez votre commande en plusieurs commandes.
Lorsqu'elle apprend la disparition de celle qui la lisait et la publiait, celle qui avait accueilli son premier manuscrit dans sa maison d'édition, celle qui l'encourageait dans la recherche de son « écrire vrai », Jacqueline Merville est en Inde, ce continent aimé où elle avait vécu une dizaine d'années, sans pouvoir/vouloir donner de nouvelles avant de la retrouver en 2004. Antoinette Fouque est la dédicataire de ce texte bref et intense qui questionne la relation d'une écrivaine en quête de sens à son éditrice, femme de pensée et d'engagements pour les femmes, à l'écoute de la voix singulière de chacune. Jacqueline Merville entreprend alors ce récit qui dit « le lien magique » qui a pu les unir, récit marqué du sceau de l'espérance d'une réconciliation entre « deux continents d'amour », lieux géographiques réels et lieux du coeur habités par des aimés disparus : "Celle qui est morte n'a jamais rejeté mon partir (...). Les deux continents ne furent jamais séparés. Je ne veux plus les séparer." »
« La force irradiant sa voix me manque. J'avais tous ses numéros, les fixes et les mobiles. "Appelez-moi quand vous voulez". Elle aussi m'appelait parfois. Sa voix maritime et rocheuse, la voix la plus singulière, imprévisible, que j'aie pu entendre dans ma langue maternelle. L'appui d'une voix qui me parlait vraiment, sans détour, tendre et abrupte, rien n'était ni donné ni pas donné. J'avais aussi cette chance qu'elle me réponde au téléphone même si parfois j'appréhendais de l'appeler, mais finalement j'étais, quoi qu'elle me dise, emplie durant des jours de cette présence-là, de cette main tendue que je devais comme déchiffrer, mettre à ma sauce me disait SK. Ce déchiffrement ne débouchait pas sur un ordre à suivre, ni même un conseil. J'étais en face de ma propre énigme. Une voix qui m'épargnait deux précipices me dis-je maintenant. Celui d'écrire ce qui ne faisait plaisir qu'à moi, l'autre étant d'écrire dans l'air du temps pour faire plaisir aux autres. Elle fut la gardienne d'un seuil d'où je pouvais librement m'élancer dans la mienne voix, mienne voix qui d'ailleurs pouvait ne pas lui convenir. Quel étrange lien de moi à elle. Ce coup de chance dès mon premier manuscrit envoyé par la poste. » J.M.