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Ornicar ? 56 – Dire<br /><br /><br /><br /> s./dir. Jacques-Alain Miller et Deborah Gutermann-Jacquet<br /><br /><br /><br /> Suffit-il de dire « Je suis » pour être ? Qu’est-ce qu’un dire qui fait acte ? Ce numéro d’« Ornicar ? » explore la pluralité des manières de dire, à travers les époques et les discours : de l’Antiquité romaine, où « n’agit que le dire », à l’idéal d’« autodétermination » de certains contemporains rêvant de se signifier sans médiation de l’Autre.<br /><br /><br /><br /> Telle parole de l’Autre (père, mère, etc.) peut prendre une valeur déterminante pour le sujet, parfois à son insu. Si la parole a un pouvoir, comment accède-t-elle au statut d’un dire qui compte ? Lacan distingue ce qui « se dit » et le « dire ». <br /><br /><br /><br /> Le pari de la psychanalyse est de faire fond sur la puissance de la parole pour interpréter : produire un « dire », porté par une énonciation, apte à dépétrifier, à faire chuter les identifications mortifiantes avec lesquelles le sujet se défend de la vie.<br /><br /><br /><br /> Découvrons les richesses du dire dans les facéties de la Renaissance, la « disputatio » médiévale, le « flow » des rappeurs et son usage dans la psychanalyse.<br /><br /><br /><br />