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Antoine Rivarol (1753-1801), dit le comte de Rivarol, est surtout connu aujourd’hui pour son opposition farouche à la Révolution qui le contraignit à l’exil, et pour son esprit léger, caustique, brillant qui fit de lui une gloire des salons européens. Burke l’appela le «Tacite de la révolution » et Voltaire affirma qu’il était « le Français par excellence ». Il avait fait de l’art de la parole une arme redoutée, dont le violent pamphlet Le chou et le navet (1782), dirigé contre le poème « potager » Les Jardins de l’abbé Delille offre un bel exemple.
Mais ce qui valut à Rivarol une immense notoriété, c’est surtout son Discours sur l’universalité de la langue française, publié en 1784 et reproduit ici dans son édition de 1797. Ce texte, qui répondait à trois questions posées par l’Académie royale des Sciences et Belles Lettres de Berlin, (« Qu’est-ce qui a rendu la langue française universelle ? Pourquoi mérite-t-elle cette prérogative ? Est-il à présumer qu’elle la conserve ? ») offre une remarquable synthèse des idées répandues à l’époque sur la langue française et le langage en général.
En cela, il constitue une archive importante. On voit notamment comment linguistique et politique sont liés, dans une réflexion où la théorie et l’idéologie se trouvent intimement mêlées. Ainsi, la notion de « génie » des langues, qui joue ici un rôle important dans la promotion de la langue française comme langue universelle, se révèle un adjuvant de poids dans une opération politique où l’Allemagne et la France nouent une alliance objective contre la montée de l’anglais en tant que langue internationale.