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La veille : un des termes, peut-être, aptes à rendre compte de cette poésie dont la tension, vers quelque chose, vers quelqu’un, est ce qui s’impose de plus en plus évidemment au fil des lectures. Réfléchi ou non, qu’importe, le souci de retenir, voire même de sauver, ce qui est ou ce qui a été, semble à l’origine de cette écriture qui a le pouvoir de hausser tout ce qu’elle approche à l’intensité de l’élégie et quelquefois, aussi, du drame. Il n’y a pas d’objet poétique a priori puisque tout est poétique pour peu que la poésie sache le recueillir : des rengaines, les instants vécus, une pile de CD, le vieillissement d’un père, l’indéfectible énergie d’une mère ou d’une vieille bagnole, les souvenirs littéraires, cinématographiques ou télévisuels... Bref, tout ce qui vient prendre sa place dans la conscience des jours qui passent, tout cela que l’on saura retenir, si tant est qu’on puisse le dire en en préservant la touchante proximité. L’écriture de Leontia Flynn réussit ce tour de force, dans une langue à la simplicité richement calculée, de tenir les éléments parfois les plus prosaïques dans un espace d’émotion méditative auquel il est bien difficile de se soustraire. L’économie des moyens mis en œuvre participe de cette permanente ouverture du poème; la proximité première, dont le côté anodin peut parfois dérouter, ouvre largement sur le temps d’une intériorité qui n’est pas seulement personnelle. Il y a là la générosité d’une poésie dont la sincérité n’oublie jamais le lecteur. Pour le traducteur, cette écriture est finalement redoutable. Comment ne pas céder à la tentation de «poétiser» plus qu’il n’est besoin, et donc de détourner cette voix de sa propre musique et de n’en plus entendre la singularité ? Comment aussi ne pas tomber dans l’affadissement qu’engendrerait, lors du passage au français, la scrupuleuse réplique de la simplicité originale ? Il y a un équilibre, une respiration à trouver, où concilier la force et la discrétion de cette parole qu’on ne voudrait pas trahir.