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Avec Christian Bernard, l’Élégie devient pensée et reprise du temps dans sa rencontre avec les événements du monde ; bile noire qui circule dans ce qui passe ou s’éteint, et que l’auteur réactive – que ce soit par la rencontre du Vieux Cimetière juif de Prague, l’évocation de Strasbourg dévidant le fil coupé de son histoire, ou le songe des tableaux que l’aventure de peintres a laissé aux siècles dévorateurs – enchâssant ainsi les images dans des poèmes comme autant de vers visuels pour en suspendre l’oralité.
De même que Petite Forme (Sitaudis, 2012) s’employait à habiter le sonnet, les Élégies anciennes contribuent à restaurer l’élégie dans un espace où « Je est tant d’autres » (Petite Forme). Constitué de neuf sections qui rassemblent des poèmes orientés par cette forme lyrique ancienne fortement représentée dans l’Antiquité et à la Renaissance, l’ouvrage tente ainsi d’en ressaisir l’énergie propre sans toutefois sombrer dans l’écueil de l’anachronisme et du pastiche. C’est bien plutôt l’expression d’une mélancolie propre au genre que cette écriture tout à fait contemporaine médite, en traversant les lieux, l’histoire, les traces du temps et l’œuvre de hommes – jusqu’à ce vertige des vanités et des absurdités tramées par le monde d’aujourd’hui, traversé par celui d’hier.
Pensée du temps donc, et expression de sentiments dont l’intériorité tente toujours de rejoindre un universel, dans des chants qui ne sont plus des plaintes harmonieuses, mais répondent à des angoisses partageables. Si la « Suite pragoise » réinvoque des souvenirs précis, quoiqu’éclatés, de voyages dans la capitale tchèque dans les années 70-80, ce sont des visions parcellaires qui en suspendent la voix, fragments où culmine le magnétisme sombre du vieux cimetière juif, comme un leitmotiv, tandis que le chaos du monde s’agite :
« De-ci de-là se faufilaient les herbes folles les éboueurs étaient des femmes et nos amis deviendraient bientôt marchands de glace pompistes ou veilleurs de nuit pour les plus chanceux — tous insomniaques claquemurés dans leur cauchemar. »
Même éclatement des souvenirs, de l’historie universelle et des lieux avec « Élégie Strasbourg », où la ville du Bas-Rhin contient toutes les métamorphoses d’un temps personnel qui se diffracte en 26 poèmes de a à z – abécédaire élégiaque aux accents amers. Et ainsi de suite avec « Élégie blanche » , « Élégie Ithaque », « Étoile éteinte » « Élégie F. », « Aux rats », « Trois élégies sèches », et enfin « Description d’une image (élégie K.) », qui toutes à leur manière traversent la mémoire, qu’elle soit personnelle ou commune, et les images qui les accompagnent (visions ou productions de l’art, par cette multitude de tableaux dont l’évocation ponctue l’ouvrage) – élégies de l’oubli, de l’égarement et de la perte, mais aussi de la reprise fondamentale qu’elles permettent :
« Et contre toute attente nous avons la joie — intempestive intransitive intransigeante ses Niagaras sa certitude irrégulière la joie d’ironie la joie d’indifférence la joie de désir la joie de rage la joie de plénitude ou d’éclat sans lendemain — nous avons la joie et nous n’avons qu’elle. »