Non, « riches ou pauvres, on n'est pas tous égaux face à la pollution » : les quartiers populaires, proches des axes routiers ou des usines, sont bien plus exposés, et leurs habitants moins armés pour se protéger. Non, « les pauvres n'abîment pas la planète » : leurs pratiques quotidiennes de réparation, de seconde main et de sobriété contrainte génèrent une empreinte carbone bien plus faible que celle des plus riches. Non, « avec les aides, tout le monde ne peut pas rénover son logement » : les démarches complexes et le reste à charge excluent ceux qui en auraient le plus besoin.
À travers des exemples concrets – canicules meurtrières dans les cités, passoires thermiques, inégalités d’accès aux espaces verts ou aux soins – ce livre révèle l’absurdité d’une transition écologique pensée sans les premiers concernés. Porté par ATD Quart Monde et présenté par Isabelle Motrot, il offre un plaidoyer limpide : il n’y aura pas de transition réussie sans justice sociale et environnementale.
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