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À quoi sert le dessin quand l’image, la photo, le film se retrouvent sur notre écran d’ordinateur, notre téléphone ou notre montre connectée, pour illustrer l’actualité, voire pour la faire ? À quoi sert la caricature quand les banques de données nous permettent de trouver presque instantanément les photos authentiques les plus grotesques, les plus grimacières, des grands de ce monde, ou encore de truquer ces photos par la vertu de Photoshop ?
Il y a ensuite, aujourd’hui, une restriction de la liberté d’expression telle que le dessinateur de presse peut légitimement se sentir constamment en danger. L’extension perpétuelle du domaine de la censure impose la prudence au dessinateur. Il peut se retrouver sur la paille parce que sa direction n’aura pas apprécié son humour, son raccourci, son jeu de mots. Mais le plus souvent, ce sont les lobbies qui n’auront pas apprécié cet humour, ce raccourci, ce jeu de mots et l’auront fait savoir à la direction, avec à la clé des annulations de budgets publicitaires, si la tête du dessinateur ne roule pas.
D’où l’autocensure, ce mal qui ronge le corps professionnel des dessinateurs de presse. Même la presse de gauche et d’extrême gauche n’y échappe pas car les nouveaux inquisiteurs se veulent toujours plus exigeant, toujours plus pointilleux. C’est le syndrome Robespierre.
Mais dans ce paysage un peu désolé, Miège passe, serein.
Qu’est-ce qui lui donne cette zénitude apparente ? Bénéficie-t-il d’une protection particulière contre les foudres de la justice injuste, contre le harcèlement des inquisiteurs woke et les folies meutrières des islamistes ?
Le dessin de couverture de ce livre, où l’on voit un juge le montrer du doigt, semble laisser penser qu’il prend les mêmes risques que ses confrères. C’est le cas. Sur le fond, les dessins de Miège sont aussi forts que ceux de ses meilleurs confrères, mais il dit les choses autrement. Sur la forme, ils sont plutôt apaisants, avec ces ciels étoilés, ces lunes et ces satellites.
Une autre caractéristique de Miège est qu’il possède une superbe culture littéraire, qui lui permet de nous raconter Barrès ou Bloy, Céline ou Raspail, Mabire ou Muray, comme si nous les avions tous bien lus.