L'environnement doit-t-il être esthétique ? Il existe une dimension
esthétique de l'environnement ; la perspective esthétique
n'est pas réservée à l'art ou encore aux monuments culturels.
L'appréhension riche des milieux de vie et de l'environnement
en dépend. Lorsque l'environnement est disjoint de
l'esthétique, il devient inintelligible. La question de l'habitabilité
n'est plus prise en compte puisque l'expérience
sensible esthétique de l'habitant et des petites communautés
est gommée. Comment traduire le rapport sensible au milieu
(sensoriel, sensible, imaginatif et signifiant, donc esthétique)
exprimé par les habitants, et les riverains ? Les artistes
montrent le chemin d'une telle adaptation créative à son
environnement.
Ce numéro présente trois types de contributions : des
réflexions relatives à l'insertion de l'esthétique dans les politiques
d'environnement, des textes traitant d'un art
environnemental et des témoignages de mobilisations qui
opèrent une redéfinition esthétique du combat environnemental.
Par l'exposé de ces points de vue libres et divers, nous
espérons contribuer utilement à la réflexion sur la place de
l'esthétique dans l'environnement et dans l'écologie politique.
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