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Avec près de trois cents références diverses, ce livre couvre la presque totalité des témoignages des Européennes sur l’Italie depuis les Lumières jusqu’à l’Unité : ceux qui relèvent de la littérature de voyage stricto sensu, bien sûr, mais aussi ceux qui n’ont pas forcément connu la publication et qui se rattachent aux écritures de l’intime (carnets de route, correspondances, autobiographies, journaux, etc.). Au fil du temps, les femmes qui tiennent la plume sur leur expérience du voyage ou de l’expatriation au-delà des Alpes relèvent moins souvent de l’aristocratie que des classes moyennes – quelques-unes sont même des professionnelles de l’écriture comme Lady Morgan, Fanny Lewald ou Louise Colet. Leur montée en puissance est liée à l’élargissement sociologique des publics du voyage d’Italie. Pour identifier les traits originaux de l’expérience que ces voyageuses européennes ont faite de l’Italie, on privilégie dans ce livre trois axes d’approche. D’abord, leur appréciation de l’Italie comme société dominée. Pillée par les Français ou tenue sous le joug par les Autrichiens, la péninsule offrait un parallèle, classique depuis le Corinne de Germaine de Staël (1807), entre la destinée de la femme dans la société et le parcours de la nation italienne dans l’Histoire. Le Risorgimento a donc été fortement valorisé par les écritures féminines, particulièrement du côté des Britanniques. Ensuite, le livre s’intéresse à leur regard sur la vie religieuse et sur les moeurs familiales, à travers lequel les Italiens de la haute société et du bas peuple servaient d’abord à chaque voyageuse comme une sorte de point d’appui pour un discours décalé sur son propre modèle national de féminité. Enfin, l’étude aborde ce qui concerne la sensibilité des femmes en voyage aux régions et aux villes emblématiques du bel paese. On constate ici que l’écriture de l’Italie rustique, tout comme celle de l’Italie des villes d’art et des « hauts lieux » de la culture, a possédé un authentique versant féminin, discret peut-être mais bien réel. Depuis Hester Piozzi jusqu’à Natalia Ogareva en passant par George Sand et Mary Shelley, ces voyageuses européennes de l’époque préunitaire ont pleinement participé à la reconstruction imaginaire de l’Italie par les écritures du voyage modernes.