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Il y a eu cette musique. Je crois que tout est parti de là, de cet air ancien chanté par Gloria Lasso : “Prends ma main, car je suis étranger ici, perdu dans le pays bleu, étranger au paradis”. Il y a eu cette musique et une couleur aussi, un bleu de la Méditerranée, une lumière et des odeurs liées à la mémoire. L’histoire est venue recouvrir cet espace déjà là : une femme d’une soixantaine d’années, allemande, encore très belle, vit face aux îles du Levant, dans ce paysage de soleil, de vagues, de pins maritimes et de ciels sans nuage. C’est l’été 80, celui de Gdansk. Elle attend la visite d’un ami de son fils, au bord d’une piscine, dans une villa qui surplombe la mer. L’ombre vient lentement au fil du récit dans ce que nous apprenons de sa vie, cette Allemagne morte dans son corps et l’attachement à un fils dont elle est incapable d’envisager l’absence définitive. La piscine est vide, devenue le lieu de “l’évidence”, un monolithe de présence en creux, une béance monochrome qui ne peut représenter l’absent mais qui, d’une façon beaucoup plus aveuglante pour elle, le “présente”. J’ai voulu parler de l’impossibilité de calmer l’absence, l’impossibilité du deuil, jusqu’au déni. Jouer des contrastes entre la beauté de la lumière et la part d’ombre que nous portons en nous, entre l’apparente splendeur du monde et les limites de la souffrance intérieure, aux portes de la folie. Et peut-être aussi de l’absence de Dieu, de tout ce que nous avons imaginé, depuis des siècles, pour la nier.
Ce texte est aussi édité dans la collection Les Carnets des Sept Collines (100 exemplaires numérotés enrichis en frontispice d’une estampe rehaussée et signée de Jacques Barry).