Club utilise des cookies et des technologies similaires pour faire fonctionner correctement le site web et vous fournir une meilleure expérience de navigation.
Ci-dessous vous pouvez choisir quels cookies vous souhaitez modifier :
Club utilise des cookies et des technologies similaires pour faire fonctionner correctement le site web et vous fournir une meilleure expérience de navigation.
Nous utilisons des cookies dans le but suivant :
Assurer le bon fonctionnement du site web, améliorer la sécurité et prévenir la fraude
Avoir un aperçu de l'utilisation du site web, afin d'améliorer son contenu et ses fonctionnalités
Pouvoir vous montrer les publicités les plus pertinentes sur des plateformes externes
Club utilise des cookies et des technologies similaires pour faire fonctionner correctement le site web et vous fournir une meilleure expérience de navigation.
Ci-dessous vous pouvez choisir quels cookies vous souhaitez modifier :
Cookies techniques et fonctionnels
Ces cookies sont indispensables au bon fonctionnement du site internet et vous permettent par exemple de vous connecter. Vous ne pouvez pas désactiver ces cookies.
Cookies analytiques
Ces cookies collectent des informations anonymes sur l'utilisation de notre site web. De cette façon, nous pouvons mieux adapter le site web aux besoins des utilisateurs.
Cookies marketing
Ces cookies partagent votre comportement sur notre site web avec des parties externes, afin que vous puissiez voir des publicités plus pertinentes de Club sur des plateformes externes.
Une erreur est survenue, veuillez réessayer plus tard.
Il y a trop d’articles dans votre panier
Vous pouvez encoder maximum 250 articles dans votre panier en une fois. Supprimez certains articles de votre panier ou divisez votre commande en plusieurs commandes.
Un jour, la pestilence souffle sur la ville. Tournant le dos et marchant sur les cadavres dont regorge le sol, un homme fuit. Lui-même, est-il vivant ? Il est chargé d’un étrange fardeau : un poids mort. (Pour le désigner, il ne trouve pas d’autres mots que : « la chose »). Il marche vers l’Ouest, où se dressent des monts violets, pareils au versant d’un cratère baigné d’une dernière lumière. S’il parvient jusque là, s’il peut passer « dans la lumière », il sait que, mort ou vif, il sera sauvé. Sa marche interminable devient d’emblée un long délire à travers des paysages hostiles et hantés par des survivants, mais aussi à travers lui-même. Et toujours « la chose » est là, retrouvant parfois une forme de vie par le délire. Le temps, l’espace n’existent plus. Autour d’un trou qu’il s’est creusé, dans une cabane souvenir de son enfance, des ombres se penchent parfois sur lui, un docteur, un frère qu’il croyait pourtant avoir tué (y compris l’oiseau posté sur un arbre et qui le suit partout) sont-elles un seul et même personnage ? Et la cabane et le trou sont-ils si différents de la chambre qu’il avait quittée ? Il faut fuir et tuer toutes ces apparences. Alors seulement, débarrassé de ses poids morts et de « la chose », il pourra terminer le voyage. Il repart, il se presse, il court, tombe, se relève... là-haut la lumière... atteindra-t-il le sommet ? Ex n’est ni un récit, ni un roman, ni un conte, ni un poème, ce sont d’abord des voix. Le je qui parle ici est plusieurs. L’unité se fait par les thèmes du personnage plus que par l’identité. De même que le temps et l’espace retrouvent une unité dans l’annihilation, et la vie dans les morts successives. S’il y a un message dans ce livre, il n’est pas plus caché que celui des runes gravées par l’homme dans la pierre, depuis des siècles et partout dans le monde. Et c’est qu’il faut mourir pour naître, et non, comme on dit, pour renaître. A ce prix, il n’y a plus de désespoir à vivre. On cesse de ramper ; on prend les coups debout.