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Deux femmes raconte l’histoire d’une image qui, affleurant à la mémoire de l’artiste, ne cesse en même temps de se diffracter. Le livre de Farhad Ostovani donne à contempler une série réalisée à partir d’une intrigante photographie de sa mère et de sa grand-mère, photographie datant de son enfance iranienne. Retravaillant avec ses outils de peintre un certain nombre de photocopies de cet instantané sans prétention artistique, il en propose des « variations », quasiment musicales, qui approfondissent le mystère de ces deux présences, et de cet instant suspendu, qui semble s’être détaché du cours du temps. Comme le remarque avec justesse l’écrivain et historien de l’art Alain Madeleine-Perdrillat, « en soumettant l’image première, figée et décevante, à différents traitements possibles, [Farhad Ostovani] la rend à la vie et approfondit le mystère de cet instant suspendu ». Au fil des variations, on est envoûté par un calme étrange, semblable à celui qu’on peut trouver dans les tableaux de James McNeill Whistler ou d’Edward Hopper, calme étrange qui règne dans ce qui ressemble à une chambre, une chambre d’hôtel peut-être, où ces deux figures féminines, dans leurs robes à fleurs, ne se regardent pas et semblent emportées dans une rêverie silencieuse et sans fin. Que recherche l’artiste, auprès de ces deux femmes, qui semblent à la fois si proches, tant la quotidienneté de la scène nous donne l’impression d’en faire partie, et si lointaines, le passage de la photographie à des photocopies de qualité médiocre donnant le sentiment que quelque chose s’efface ? Peut-être à déjouer une hantise autant qu’à retrouver une présence bienveillante, celle de sa grand-mère, dont il dresse le portrait dans un texte elliptique et délicat : « Quand nous n’arrivions pas à dormir ou que nous faisions de mauvais rêves, nous pouvions aller nous réfugier auprès de grand-mère pour dormir. Elle dormait sur un matelas à même le sol. » Comme le souligne Jeanne Dorn au cours d’un entretien éclairant qui accompagne cette édition, Deux femmes s’inscrit pleinement dans « l’art de la série » propre à Farhad Ostovani, dont on peut se rappeler que les autres motifs de prédilection sont les montagnes, les raisins, les fleurs, les horizons, un Bacchus dans un parc de Nervi, le jardin d’Alioff. Cet art de la série, on peut le comprendre, précise-t-elle, « comme un renoncement au chef d’œuvre traditionnel au profit d’une patiente approche du réel dans son instabilité toujours fugace et sa signifiance précaire. »