Club utilise des cookies et des technologies similaires pour faire fonctionner correctement le site web et vous fournir une meilleure expérience de navigation.
Ci-dessous vous pouvez choisir quels cookies vous souhaitez modifier :
Club utilise des cookies et des technologies similaires pour faire fonctionner correctement le site web et vous fournir une meilleure expérience de navigation.
Nous utilisons des cookies dans le but suivant :
Assurer le bon fonctionnement du site web, améliorer la sécurité et prévenir la fraude
Avoir un aperçu de l'utilisation du site web, afin d'améliorer son contenu et ses fonctionnalités
Pouvoir vous montrer les publicités les plus pertinentes sur des plateformes externes
Club utilise des cookies et des technologies similaires pour faire fonctionner correctement le site web et vous fournir une meilleure expérience de navigation.
Ci-dessous vous pouvez choisir quels cookies vous souhaitez modifier :
Cookies techniques et fonctionnels
Ces cookies sont indispensables au bon fonctionnement du site internet et vous permettent par exemple de vous connecter. Vous ne pouvez pas désactiver ces cookies.
Cookies analytiques
Ces cookies collectent des informations anonymes sur l'utilisation de notre site web. De cette façon, nous pouvons mieux adapter le site web aux besoins des utilisateurs.
Cookies marketing
Ces cookies partagent votre comportement sur notre site web avec des parties externes, afin que vous puissiez voir des publicités plus pertinentes de Club sur des plateformes externes.
Une erreur est survenue, veuillez réessayer plus tard.
Il y a trop d’articles dans votre panier
Vous pouvez encoder maximum 250 articles dans votre panier en une fois. Supprimez certains articles de votre panier ou divisez votre commande en plusieurs commandes.
Déclenchée le 14 août 1919 par un article confidentiel de Louis de Robert, la polémique sur le style de Flaubert prit en quelques mois une ampleur inattendue. L’essentiel du propos de Robert tenait en une anecdote : il avait demandé à un professeur d’université de relire Madame Bovary et d’en relever les fautes ; celui-ci n’en avait trouvé aucune. Robert lui avait alors soumis une série de phrases de Flaubert en les présentant comme d’un de ses amis, et le professeur avait conseillé à l’écrivaillon de se remettre d’urgence à la grammaire et d’avaler un traité de style. Louis de Robert en concluait donc qu’on pouvait être grand écrivain et pécher par la forme. Quelques jours plus tard, Paul Souday – le très célèbre et très puriste critique du Temps – vint défendre Flaubert et rappeler vivement que la bonne littérature impliquait le bien écrire. Le débat était lancé. L’affaire prit une tout autre dimension en novembre de la même année, quand Albert Thibaudet donna dans la NRF une version savante des thèses de Robert et sembla affirmer que la grammaire n’était qu’un ensemble de règles non ouvert au jeu littéraire. Le postulat parut bien spécieux à Proust, qui le contesta bientôt et célébra le « génie grammatical » de Flaubert. En de longs articles, écrivains et critiques prirent alors position sur ce qui définissait in fine une nouvelle conception de la littérature. On a réuni dans ce volume quinze textes – certains fort célèbres, la plupart totalement oubliés –, représentatifs d’une dispute qui secoua la France de la première après-guerre, sur fond de débat sur la « crise du français ». Partie d’une chamaillerie parisienne sur « les fautes » de Flaubert, la controverse de 1919-1921 mit bien vite en jeu des considérations de tous ordres : grammaticales et stylistiques, bien sûr, mais aussi idéologiques et politiques.