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Le chef-d'oeuvre de Georges Franju, "Les Yeux sans visage" (1960) a inspiré un certain nombre de cinéastes, de John Woo ("Volte/face", 1997) à Pedro Almodóvar ("La Piel que habito", 2011). Contemporain de la Nouvelle Vague, Franju réalise un film intemporel et insolite au sein du septième art qui se renouvelle fortement à cette époque mémorable. Franju réussit à transposer l'invisibilité d'un monstre à l'écran, personnage central, dont on ne voit jamais le visage. Épigone de Frankenstein, le père de cette créature tente désespérément de combler son déficit d'image, d'accomplir une transfiguration miraculeuse, une transsubstantiation d'un visage profane en image désincarnée.