Institution d'exception, extraordinaire et provisoire, le comité de salut
public se présente comme la commission de la Convention nationale
ayant pris en charge, du 6 avril 1793 au 4 brumaire an IV, dans un
contexte d'état d'exception, la surveillance, le contrôle et la direction
des fonctions gouvernementales et administratives tout en ayant exercé
une dictature idéologique, politique et administrative soutenue par la
Terreur. La présente recherche, basée sur l'exploitation des archives du
Comité, met en lumière la façon dont celui-ci a progressivement instauré,
à son profit exclusif, une centralisation politique et administrative pour,
in fine, embrasser la quasi-totalité de l'intervention étatique. Cette étude
permet en définitive d'expliquer comment le Comité, initialement conçu
comme un simple instrument de la Convention, est devenu, au terme d'un
processus de construction d'un pouvoir autonome, le principal sujet actif
du Gouvernement révolutionnaire.
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