Naples, 1974. Andrea, passionné d'art, inaugure sa première galerie. Il a fait venir une jeune artiste de vingt-sept ans, Marina Abramović, qui l'avait stupéfait lors d'une performance à Belgrade. Marina utilise son corps et sa volonté pour pousser chacun dans ses retranchements. Elle est capable de tout. Ce qu'elle va proposer ce soir est inédit. Aucun des invités ne sait ce qui l'attend. Six heures, enfermés, six longues heures, une table avec des objets, allant de la plume au revolver, et une liberté totale d'interagir avec l'artiste. Elle assume l'entière responsabilité de ce qui adviendra. L'incompréhension cède la place à l'impatience, l'amusement à l'agacement, jusqu'à l'inévitable violence. Tous deviennent les témoins de leur propre bestialité. Et abandonnent une part d'eux-mêmes dans cette salle.
Marie Petitcuénot signe un roman ébouriffant sur les tréfonds de l'âme humaine. On tremble et on se révolte au cours de ce huis-clos angoissant où hommes et femmes se laissent traverser par leurs émotions et lâchent la bride. C'est un rite, une épreuve dont on ressort aussi bouleversé que les spectateurs.
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