On connaît le rôle joué par les historiens dans la guerre de 14-18. Peut-être
plus discrète mais tout aussi importante a été la mobilisation des
archéologues et des historiens de l'art dans ce conflit, où la destruction de
monuments et d'oeuvres d'art a été systématiquement imputée à l'Allemagne.
Ces actes de « barbarie » venaient corroborer l'idéologie du combat du droit
mené contre des ennemis inhumains.
Pendant la Grande Guerre, les historiens de l'art et archéologues - universitaires, directeurs de revues, théoriciens, érudits, inspecteurs du
patrimoine, conservateurs, à la tête d'institutions culturelles ou
responsables de fouilles - s'engagèrent sur le terrain ou à l'arrière. Les
études réunies dans ce volume se proposent de contribuer à l'histoire des
pratiques intellectuelles mises en oeuvre en temps de guerre, dans une
perspective transnationale.
La guerre est ainsi appréhendée comme un « laboratoire », où naissent des
méthodes et des savoir-faire nouveaux en matière de recherche, de
restauration et de conservation.
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