En prose ou vers, nominale ou générique, investissant scènes, salons, rues, déployée dans de multiples domaines (littéraire, politique, social, religieux...), la satire au XVIIIe siècle est protéiforme. Reléguée moralement et esthétiquement, elle passe aussi pour un remède contre la corruption des moeurs voire contre l'indolence littéraire. Ces ambivalences questionnent les définitions et limites du genre, ses rapports à la tradition satirique, ses fonctions enfin : la satire est-elle un lieu de transgression permise ? S'exacerbe-t-elle dans un contexte critique où émerge une opinion publique douée d'esprit critique ? Comment comprendre en somme, avec les penseurs du XVIIIe siècle, le rire si particulier attaché alors à la satire ?
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