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Entre tartufferies de basse-cour et luttes sous haute tension, le poème se fait voix et lieu de l'altérité. En virtuose du langage, le poète revêt le mal-être de son peuple au point de le rendre si proche de l'universel. Un tableau écarlate à sombres palettes est dressé la politique comme vaste mer d'épouvantes où patauge une jeunesse jetée en pâture. Depuis, le présage du poète ne cesse de prendre l'épaisseur d'une calamiteuse prophétie: ô moi maudit peuple quand le pouvoir et l'opposition s'affrontent dans l'arène politique comme des ennemis moyenâgeux c'est mon sang qu'on suce c'est ma chair qu'on brûle c'est mon âme qu'on use en de subtils complots