À la Renaissance, la régénération d'un âge d'or perdu relève d'une action mnémonique. Celle-ci va de conserve avec l'oubli car si les temps anciens doivent être restaurés, c'est parce qu'ils ont été oubliés. Toute mémoire est donc indissociable de l'oubli, et de cette dialectique naît inévitablement un paradoxe : « voire il n'est rien qui imprime si vivement quelque chose en notre souvenance, que le désir de l'oublier », écrit Montaigne. Cette nouvelle relation au temps, à la mémoire et à l'oubli concerne la philosophie, la politique, les arts et l'histoire, autant d'approches choisies par les auteurs de ce recueil d'études.
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