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LE LIVRE : [Extrait de la préface de Jean-Pierre Siméon]
« Je n’assassine pas de mes raisonnements les mystères que je trouve sur mon chemin », disait le très grand poète roumain, Lucian Blaga. Voilà qui correspond fort à mon humeur et il ne faut donc pas attendre de cette préface qu’elle livre au lecteur les clés de lecture qui feraient place nette dans le poème. « Tout poème s’il est vrai demeure mystère », disait Pierre-Jean Jouve ; on le voit, les poètes sont d’accord, inutile de se pourvoir en appel : oui, lecteur, il faut faire avec la poésie de Dinu Flamand comme avec toute poésie plénière (celle qui, foin des ornements, épouse la complexité de la vie), il faut y aller droit devant, s’y enfoncer et bien entendu s’y perdre pour en trouver le sens ! Qu’on prenne plutôt mon propos pour un exercice d’admiration, gouverné par la sympathie franche et résolue que m’inspirent et l’homme et son poème. Il y a, grand bien nous fasse, toutes sortes de poésie. Celle de Dinu Flamand n’est pas accommodante, elle est souvent amère et cruelle (cruelle d’abord vis-à-vis de son auteur, ce qui est la moindre des élégances. […] Jean-Pierre Siméon
*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*
[Extrait de la conversation] :
Thierry Renard – Cher Dinu Flamand, nous sommes très heureux de vous accueillir dans notre nouvelle collection de poésie. C’est notre ami Jean-Pierre Siméon qui, le premier, nous a parlé de vous, de votre œuvre, et donné à découvrir ce bel et énigmatique recueil. Pouvez-vous simplement nous dire à quelle source vous vous abreuvez ?
Dinu Flamand – J’ai un long parcours atypique. Très jeune, dans un petit bled au nord de ma Transylvanie natale, je m’appliquais à déchiffrer, à l’aide d’un dictionnaire, les poètes français de la Pléiade, avec une préférence pour Ronsard. J’avais, entre les dix livres de ma « bibliothèque » de fils de paysan, une merveilleuse anthologie de la poésie française (collection Nelson, que je vois encore, petit format, édité au début du siècle passé, invraisemblable régal qu’un frère de ma mère m’avait fait). Imbu de contorsions courtoises, de topique savante et de « si » conditionnelles, l’autodidacte que j’étais (et que je suis resté) s’est risqué à aborder un couple de touristes belges qui passaient par là. Ils se tordirent de rire écoutant le français que j’osais parler pour la première fois de ma vie, admiratifs en même temps, je crois, de découvrir dans le pays de Dracula un sauvage que personne n’obligeait à apprendre les textes glorieux, ceux qui restaient toujours le cauchemar de leurs élèves. Ils m’ont parlé d’autres grands poètes et, de retour chez eux, m’ont expédié par la poste Rimbaud, Baudelaire, Lautréamont, Prévert, je pense, et L'Aiguille creuse, un roman de Maurice Leblanc, pour diversifier un peu mon apprentissage. Bénis soit-ils, je découvrais un autre monde qui n’avait rien à voir avec le « réalisme socialiste » de chez nous