Club utilise des cookies et des technologies similaires pour faire fonctionner correctement le site web et vous fournir une meilleure expérience de navigation.
Ci-dessous vous pouvez choisir quels cookies vous souhaitez modifier :
Club utilise des cookies et des technologies similaires pour faire fonctionner correctement le site web et vous fournir une meilleure expérience de navigation.
Nous utilisons des cookies dans le but suivant :
Assurer le bon fonctionnement du site web, améliorer la sécurité et prévenir la fraude
Avoir un aperçu de l'utilisation du site web, afin d'améliorer son contenu et ses fonctionnalités
Pouvoir vous montrer les publicités les plus pertinentes sur des plateformes externes
Club utilise des cookies et des technologies similaires pour faire fonctionner correctement le site web et vous fournir une meilleure expérience de navigation.
Ci-dessous vous pouvez choisir quels cookies vous souhaitez modifier :
Cookies techniques et fonctionnels
Ces cookies sont indispensables au bon fonctionnement du site internet et vous permettent par exemple de vous connecter. Vous ne pouvez pas désactiver ces cookies.
Cookies analytiques
Ces cookies collectent des informations anonymes sur l'utilisation de notre site web. De cette façon, nous pouvons mieux adapter le site web aux besoins des utilisateurs.
Cookies marketing
Ces cookies partagent votre comportement sur notre site web avec des parties externes, afin que vous puissiez voir des publicités plus pertinentes de Club sur des plateformes externes.
Une erreur est survenue, veuillez réessayer plus tard.
Il y a trop d’articles dans votre panier
Vous pouvez encoder maximum 250 articles dans votre panier en une fois. Supprimez certains articles de votre panier ou divisez votre commande en plusieurs commandes.
Éditeur, revuiste, illustrateur, peintre, poète, Alain Breton s’est toujours prononcé contre l’hermétisme, jugé plat et stérile en poésie, au profit d’une poésie se tenant au plus près du fatum humain contemporain et de la brèche intimiste, ce dont il est question dès la parution de sa première anthologie, La Vraie Jeune Poésie (1980), où il donne un credo et une tribune aux poètes de sa génération, à des poètes de moins de trente ans. Dans sa préface, qui est quasiment un manifeste, comme dans les poèmes qu’il écrit ; Alain Breton, sans le rechercher, ni même le revendiquer, fait pourtant office de chef de file : « … Pour coller à son époque le jeune poète ne professe pas de morale (au sens social s’entend) juteuse ou pas et sortirait-elle d’une misère au sprint. Son butin rejette l’idée a priori, ainsi que la profondeur du message qu’il est appelé à transmettre. Le regard d’abord braqué sur soi il se couche en joue, fixe son vide, palpe sa mémoire, fige des arrêts-réflexes devant (ou contre) le monde, s’étonne toujours – non sans avoir pratiqué judicieusement les autres poètes, ses frères surpris… »
Admirons, comme l’écrit Paul Farellier, la suprême audace de ses images, cette mémoire du linge, cette flèche du maïs, ces fruits qui s’avancent, ces aisselles en fuite ; et reconnaissons, sous une apparence d’arbitraire, leur immédiate vérité, traduite « en direct » de l’amour qui en fut le témoin par l’intelligence des sens. Il y a qu’Alain Breton ne projette pas sa lanterne, il épie au fond de lui, de sa mémoire, ce qui peut motiver cet instant, à sa table, devant le papier qu’il griffonne. Alain Breton est tout entier dans sa recherche, là où le monde signifie, ou crie, et il crie avec le monde.
Le poète est un œil, un voyeur qui se délecte des faits les plus anodins du quotidien pour tutoyer le Merveilleux. Le poème est émotiviste par essence, concis, fluide, limpide, sensuel et ciselé : Chaque cri rend compte du placenta futur, - Toute genèse me juge. Il y a chez Alain Breton un grand appétit de vie et ses mots en sont gorgés, avec émotion, émerveillement et truculence, ce dont témoigne Infimes Prodiges, qui rassemble son œuvre poétique, de Tout est en ordre sûrement (1974) à Les Éperons d’Éden (2014), en passant par des inédits.