Club utilise des cookies et des technologies similaires pour faire fonctionner correctement le site web et vous fournir une meilleure expérience de navigation.
Ci-dessous vous pouvez choisir quels cookies vous souhaitez modifier :
Club utilise des cookies et des technologies similaires pour faire fonctionner correctement le site web et vous fournir une meilleure expérience de navigation.
Nous utilisons des cookies dans le but suivant :
Assurer le bon fonctionnement du site web, améliorer la sécurité et prévenir la fraude
Avoir un aperçu de l'utilisation du site web, afin d'améliorer son contenu et ses fonctionnalités
Pouvoir vous montrer les publicités les plus pertinentes sur des plateformes externes
Club utilise des cookies et des technologies similaires pour faire fonctionner correctement le site web et vous fournir une meilleure expérience de navigation.
Ci-dessous vous pouvez choisir quels cookies vous souhaitez modifier :
Cookies techniques et fonctionnels
Ces cookies sont indispensables au bon fonctionnement du site internet et vous permettent par exemple de vous connecter. Vous ne pouvez pas désactiver ces cookies.
Cookies analytiques
Ces cookies collectent des informations anonymes sur l'utilisation de notre site web. De cette façon, nous pouvons mieux adapter le site web aux besoins des utilisateurs.
Cookies marketing
Ces cookies partagent votre comportement sur notre site web avec des parties externes, afin que vous puissiez voir des publicités plus pertinentes de Club sur des plateformes externes.
Une erreur est survenue, veuillez réessayer plus tard.
Il y a trop d’articles dans votre panier
Vous pouvez encoder maximum 250 articles dans votre panier en une fois. Supprimez certains articles de votre panier ou divisez votre commande en plusieurs commandes.
Dans cette pièce Yoshua Sobol illustre un des grands débats particulièrement marquants pour Israël et dans le monde qui eurent lieu ces dernières années. Il correspond à l'échec des accords d'Oslo dans la seconde Intifada. Il y eut un moment où la guerre qu'il fallut mener contre des civils conduisit au découragement de nombreux soldats ou officiers israéliens qui étaient en première ligne, au contact de la population civile, et furent tentés par des attitudes de démission. Ce que l'on appelle en Israël la situation, c'est-à-dire la présence nécessaire depuis 1967 de l'armée israélienne au-delà de la ligne verte (la précédente ligne de cessez-le-feu dans la première guerre israélo-arabe de 1948), le caractère populaire de la résistance arabe à la présence israélienne en Palestine mais aussi le recours particulièrement violent aux attentats-suicides, parut mettre en cause certains principes fondamentaux de l'État d'Israël comme le droit de se défendre, le respect de la vie et des civils et la leçon de ne pas mourir comme à Massada. Instant de vérité évoque la vie presque ordinaire d'une famille israélienne typique avec son entourage hétéroclite, dont plusieurs membres appartiennent à des unités combattantes. À cette époque elle se trouve donc touchée par cette guerre au contact des civils donc vécue comme particulièrement sale et ayant mis à l'épreuve le patriotisme et l'idéal des jeunes Israéliens. Les conflits de générations, les puissantes divergences politiques, la relation entre les sexes, l'attitude vis à vis de l'État et aussi l'ampleur du sacrifice consenti par la jeunesse pour mener à bien sa tâche ingrate, ainsi que les mirages du succès et de l'argent animent les dialogues de ce drame familial foisonnant qui rend toute la vie de cette société en ébullition, si attachante, si variée et si nécessaire. L'Instant de vérité, c'est celui où au cours d'un engagement un officier prend conscience du sacrifice moral que sa responsabilité exige pour la conduite des hommes dans ce combat ingrat qui laisse peu envisager la gloire à l'horizon. (Ce n'est pas seulement la tâche des Juifs d'ailleurs, Sobol choisit opportunément de rappeler que des soldats arabes volontaires de Tsahal témoignent eux aussi de leur attachement difficile à l'État d'Israël et à ses lois.) Mais c'est aussi celui du choix quand, de retour dans la maison familiale (les soldats israéliens sont engagés évidemment très près de leur famille) toutes les tensions du combat et de la vie de troupe, au lieu de s'apaiser dans la vie quotidienne imbibent celle-ci de ses peurs et de sang. Cette pièce, historique à sa manière, comme tout peuple qui paye son tribut et qui souffre, correspond à une époque précise de l'histoire des luttes contre Israël et elle a probablement pris fin sans autre résultat tangible que l'évacuation de Gaza en 2005. En effet, la clôture de sécurité érigée pour empêcher le passage des explosifs a protégé depuis cinq ans les Palestiniens de perpétrer de nouveaux crimes. La publication de cette pièce - qui eut beaucoup d'impact lors de sa réation - constitue donc un retour historique, à un moment où la participation de tous en Israël à l'effort de défense est à nouveau au cÅur du débat politique. Dès lors ce n'est pas seulement une traduction qu'il convenait de réaliser, mais sa translation dans l'époque différente où déjà nous entrons. Le monde vieillit vite, surtout un vieux pays d'Europe toujours dans une situation radicalement différente à l'égard d'un engagement armé et qui se fait l'écho de réflexions bien abstraites à son sujet, à mille lieues du théâtre si vivant de Sobol. Bien plus que le nôtre, le théâtre israélien est un théâtre contemporain, contemporain même des événements qui se déroulent sous ses yeux, un théâtre de l'immédiat qui joue le rôle social et politique essentiel d'incarner les grands drames de la conscience nationale. Ce texte sera donc accompagné d'une postface de Yeoshua Sobol et d'une importante présentation de Saskia Cohen, traductrice en français de Sobol, comédienne et metteur en scène française et israélienne qui, avant de monter en France Instant de vérité le met ici en situation et confère donc à cette édition la valeur d'un classique.