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Est-il trop tôt pour reconnaître l'évidence ? Le XXème siècle fut l'âge d'or de la poésie. Et Jacques Douai, convaincu parmi les premiers, y a largement contribué. Bravant les colères posthumes de Victor Hugo, qui "interdisait de déposer de la musique au bas de ses vers", il a transporté sur le tapis volant des mélodies le chant profond de son époque. Aidé en cela, il est vrai, par l'essor de la radio et du disque dans les années cinquante. Ainsi, Aragon, Desnos, Max Jacob, Jean Tardieu, que la faible diffusion des recueils poétiques eût confinés entre les pages du livre et réservés à la dégustation de quelques amateurs, ont pris feu et lieu dans des millions d'imaginaires, sur des musiques de Kosma, Léonardi, Ferré, Douai, lui-même. L'humeur du temps s'y prêtait. Lorsque, quittant son Nord natal, Jacques Douai vint pour la première fois glisser sa longue silhouette noire dans le pinceau lumineux de la scène chez "Pomme", et égrener les accords initiaux des "Visiteurs du soir", toute une jeunesse d'après-guerre, pressée de vivre enfin, déchiffra avec délices le "Tendre et dangereux visage de l'amour". La Rose Rouge venait d'éclore à Saint Germain des Prés, et les "démons" de l'Histoire semblaient laisser la place aux "merveilles" d'un avenir plus heureux... On s'aperçut que la poésie, qui rougeoyait au cœur du monde bien avant que Prévert n'ait grillé sa première goldo-maïs, était indispensable, "bien qu'on ne sache pas à quoi", ironisait Cocteau. On comprit également, à travers quelques chefs d'œuvres comme "L'amour de moy" ou "Le beau Robert", que dormait dans les mémoires tout un trésor populaire d'une tendresse et d'un humour inouïs - au sens strict. Jacques Douai, de sa belle voix claire et mélodieuse, rendit sa jeunesse à ce répertoire en puisant parmi les plus anonymes des troubadours de village, tout en célébrant les petites frappes de la Bastoche immortalisées par Aristide Bruant, et en arpentant les versants mélancoliques du Montmartre insurgé du "Temps des cerises". Les modes passent. Les avant-gardes rétrogradent. Les produits-marketing partent aux décharges de l'histoire ; Jacques Douai lui, ne s'est jamais soucié d'être "tendance". Est-ce pour cela qu'il est en passe de devenir l'un de nos grands classiques ? L'aventure de cette carrière exemplaire commença il y a plus d'un demi-siècle. Pinçez-vous. Oui. "Maintenant que la jeunesse..." est partie, emportant avec elle Ferré, Brassens, Lemarque, et leurs amis poètes, Paul Fort, Bérimont, Seghers, Bernard Dimey, tant d'autres... se peut-il que tout n'ait été qu'un songe ? A moins qu'il ne soit dévolu à la chanson d'être cela, justement : "l'étoffe dont sont faits les songes". L'inusable murmure qui demeure, quand l'actualité a cessé son vacarme, et qui réenchante un siècle. Marie Hélène Fraïssé
Jacques DOUAI 4 CD Intégrale des récitals
CD 1 1 À Bordeaux 2 Colchiques dans les près 3 Cruelle départie 4 Douce Dame jolie 5 File la