Autant l'ivresse est présente dans la littérature et - de façon plus limitée - dans la peinture, autant elle semble absente de la philosophie. Elle y joue pourtant un rôle paradoxal qui commence avec le Banquet de Platon. Les philosophes rêvent à la fois de s'enivrer d'absolu et de maîtriser l'ivresse. Ce n'est pas un traité sur ce paradoxe que propose ce livre, mais à partir de lui une série de variations et de vagabondages, dans une humeur de banquet - avec parfois la tête qui tourne un peu. On voit passer Hegel, Dionysos, Apollinaire, Raskolnikov, Malcolm Lowry, Jésus, Rabelais, Spinoza...
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