Daniel Vidal, dernier scribe mâle d'une lignée séfarade ininterrompue depuis Tibère au premier siècle, écrit des lettres halakhiques dans un cabinet médical discret de Tel Aviv. Il n'a jamais porté d'arme. Il n'a jamais été marié.
Puis un cardinal meurt à trois heures quatorze du matin dans les archives secrètes du Vatican, et un fascicule de l'année 5784 — qu'on n'aurait jamais dû lire — disparaît de la chambre forte Y-32.
En six jours Daniel est sur un avion Mossad emprunté vers Lisbonne. Avec Avigaïl Cohen-Eichenbaum. Avec Tehillah Shabazi. Avec Yaakov Eichenbaum, quatrième scribe-passe de la lignée Yokheved. Et avec un sac de cuir noir qui contient trois documents capables de démanteler de l'intérieur la théologie de la substitution.
Un opérateur des Quds est déjà à Rome. Il a treize secondes d'avance. Il dissimule un couteau Glock 78 dans un guide touristique relié cuir.
Et sur l'obélisque de la place Saint-Pierre, le 14 Sivan 5786, une quatrième ligne sera signée en deux minutes et onze secondes de calame sans hésitation.
Premier volume du Cycle Vidal-Mattatya.
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