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À l'automne 1955, Michel Leiris fait partie d'une délégation de l'Association des amitiés franco-chinoises invitée par l'Institut populaire des Affaires étrangères de Pékin à venir visiter la "Chine nouvelle". Durant les quelque cinq semaines de son séjour, Michel Leiris tient un journal de bord, qu'il écrit chaque soir. Si, dans ces carnets aujourd'hui publiés, Michel Leiris s'abstient comme à son habitude de tout lyrisme, il s'abstient également, si l'on peut dire, de tout "leirisme". Les rêves sont absents. La dimension subjective du regard, les humeurs, les états d'âme, les retours sur soi et ne serait-ce même que les "impressions de voyage" sont tout aussi absents sinon gommés, comme s'il avait voulu suspendre tout jugement, tout réflexion et, bien plus, tout réflexivité dans ses prises de notes. C'est bien le "sur place" des choses, la "brutalité du fait", qu'il s'attache à reproduire dans ses notes de Chine, avec le côté procès-verbal, pièces à conviction, qu'il s'emploie à leur donner. En franchissant le rideau de fer, en survolant le désert de Gobi, Leiris aurait en quelque sorte franchi les limites de son moi. La Chine se présentait à lui non seulement comme une autre société en marche, un monde possible où vivre, mais aussi comme une altérité en état de marche que ce Journal cherche à restituer.