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Alors qu’il était déporté sur les îles de Limnos et Makronissos, entre 1948 et 1950, Ritsos tenait un « journal » poétique. Chaque matin, malgré les terribles conditions de détention, il se réveillait avant tout le monde pour écrire ses poèmes, sur des petits carnets ou des paquets de cigarettes. Le quotidien et l’amertume du détenu y font entendre les silences de la pierre et parler les oublis de l’histoire. Nous avions publié la première traduction française de ce Journal de déportation en 2009. Cette nouvelle édition est revue et corrigée par notre traducteur qui ne cesse de « creuser le vers » et de pousser plus loin son travail sur la poésie grecque pour faire mieux connaître son histoire et son actualité, comme le montre bien sa nouvelle postface.