L'action des magistrats et les procès ne constituent
cependant pas les seules formes de mise en cause de la
politique. La promotion du journalisme d'investigation,
certaines productions littéraires (le " néo-polar ", par
exemple) y participent également et mettent en évidence le
rôle de professionnels du dévoilement.
Pour autant, la critique de la politique n'oppose pas de
manière figée des " accusateurs " externes au monde clos de
la politique. Elle est également saisie par la compétition
politique qui conduit à l'utilisation stratégique des
scandales et des affaires par les hommes politiques
eux-mêmes, comme le montrent les exemples du Japon, de la
Commission européenne ou des Etats-Unis.
Le présent ouvrage se propose de décrire et d'analyser
ces phénomènes au regard de deux interrogations principales
: quels sont les contextes et les conditions qui rendent
possible l'action de juger la politique ? Quels sont les
effets de telles entreprises ? Cette approche permet de
questionner différentes hypothèses couramment avancées :
celle d'une extension quasi " naturelle " de la sphère
judiciaire ; celle d'un meilleur contrôle démocratique
conduisant à l'avènement de l'État de droit ; celle enfin
d'un affaissement des croyances en la démocratie et sa
capacité à réguler les conflits d'intérêts.
Sommaire
Introduction
Première partie : Le pouvoir de juger
Deuxième partie : La politique en procès
Troisième partie : Critiques de la politique
Quatrième partie : Les usages politiques de la
critiques
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