Keshi c’est l’histoire du jeune Hereau, en route vers le monde des adultes, qui pour réussir à se tenir droit à l’intérieur d’une famille hantée par les silences doit découvrir quelles sont ses racines, quel qu’en soit le prix.
Secrets, mutismes, désirs de vengeance, cette pièce explore comment, sournoisement, se transmettent nos héritages. Hereau nous entraîne avec lui dans son épique combat pour devenir un homme libre. Mais faut-il être guerrier pour devenir un homme ? Doit-on, pour aller droit, venger ceux que l’on aime ? Comment être père quand on ne connaît pas le sien ?
Les débuts n’ont pas d’importance, ils sont toujours parfaits — Doudou aime Bébé. Sa sincérité est indiscutable. Mais il ne sait aimer sans posséder et soumettre l’autre à ses volontés. C’est son petit script d’homme et il le suit, banalement, comme des milliers de milliers d’hommes. Bébé est folle de Doudou et trouve tout ça normal. C’est son petit script à elle, la docilité et la compréhension toute féminine. Les situations ici sont tellement éculées qu’on ne se méfie de rien. Mais, peu à peu, naviguant de l’amour à la sidération, en passant par le syndrome d’accommodation à la douleur, par les larmes et la peur qui deviennent routine, Bébé finit par réaliser l’emprise. Finira-t-elle par se défaire du fardeau mortifère d’être une femme soumise aux désirs et à la jalousie d’un homme – que l’on confond si souvent avec l’amour ? Et si Bébé quittait Doudou, pourra-t-il l’accepter ? Si Doudou ne peut pas vivre sans Bébé, la laissera-t-il vivre sans lui ? La laissera-t-il vivre ? La laissera-t-il seulement en vie ?