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LE LIVRE : [Extrait de la préface de Claude Burgelin]
Plusieurs mois durant, Emmanuel Merle et Thierry Renard se sont, au rythme des jours, envoyé ces allers et retours de cinq vers – de temps à autre, quatre ou six, la contrainte n’altérant jamais leurs façons de respirer. Semant des ponctuations de la vie, furtives ou essentielles : une fulgurance, un nuage qui passe, un tourment, une échappée, un instant gris ou bleu, un impératif de vie. Des propos aléatoires. Et le tressage d’une amitié jamais évoquée autrement que par une passion commune, l’exigence que la poésie règle leur échange comme la vie de chacun. Exigence çà ou là affirmée avec autorité, mais restant le plus souvent évidence silencieuse. Les deux amis ont laissé leur dialogue ou leurs deux soliloques en résonance prendre forme sans le corseter. Ils n’ont pas cherché la convergence, mais permis à leurs mots, leurs rythmes de s’ajuster et s’accorder. Parfois, une vision, une image provoquent chez l’autre une relance. D’autres fois, c’est sur une nouvelle donne, la chance ou la malchance de ce jour-là, que repart cette conversation à bâtons rompus. Cette fluidité dans les prises ou les reprises est un des charmes de cet échange. Chacun reste dans son paysage tout en accueillant celui de l’autre. L’un laisse davantage s’exprimer son intranquillité, contrepartie d’une écoute très aiguë des bruits et des signes de ce monde, l’autre affirme un besoin d’espérer, des références à des noms salvateurs (Nietzsche, Éluard…), un vitalisme, presque un optimisme, qui servent de parapet à une angoisse qui affleure. Chez les deux écrivains (mais ils ont l’art et la manière de faire oublier ce mot ici bien lourd), il y a une même adresse dans le lancer, la façon de faire jaillir l’image, la sensation comme de savoir couper court et tailler net. L’antique alliance de l’arc et de la lyre. La cible atteinte au nerf dans l’esquisse d’un rythme, la création brève d’un espace sonore. […] C’est à l’intime que ces messages-poèmes s’adressent. C’est là qu’ils sont reçus. Et c’est ainsi un très beau texte sur l’amitié qui se compose sous nos yeux. On rêverait de pouvoir correspondre avec tel ou telle sur ce mode, de faire circuler chaque jour, telles quelques notes de musique, deux ou trois phrases qui donnent rythme et forme à l’étrange ou au familier de nos vies, au nuage qui passe, à l’oiseau qui fuit, aux ombres trop noires, aux vérités inaccessibles. Ce serait peut-être cela, changer la vie.
Claude Burgelin
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[Extrait de la conversation] :
Thierry Renard – Notre livre commence ici, Emmanuel. C’est l’acte un. Et je ne te demanderai pas de nous raconter ton déjà long et